Notre-Dame de la Basse-Œuvre
L’arrêt du chantier de la cathédrale gothique a préservé une partie de la nef de l’ancienne cathédrale du Xe siècle, précieux témoin de l’architecture religieuse de la fin de l’époque carolingienne.
La mémoire de la cathédrale carolingienne
La première église connue à cet emplacement date probablement de la seconde moitié du Xe siècle. Elle était beaucoup plus longue que l’édifice actuel et comptait parmi les plus grandes églises de son temps.
Les fouilles menées sous la cathédrale gothique ont révélé l’existence d’un vaste transept ainsi que les absidioles d’un édifice antérieur. L’histoire de la Basse-Œuvre reste donc liée à plusieurs phases de construction successives.
Mille ans d’histoire
L’édifice conservé aujourd’hui témoigne des transformations du groupe cathédral de Beauvais.
La cathédrale ancienne
Construction probable dans la seconde moitié du siècle, à la fin de l’époque carolingienne.
La façade remaniée
La façade occidentale est modifiée après un incendie.
Un nouveau chantier
Après la destruction du chœur, une nouvelle cathédrale est entreprise plus à l’est.
Le décor de céramique
La nef reçoit notamment une œuvre de Charles Lévêque consacrée à saint Dominique.
La façade occidentale
La façade ouest comportait à l’origine au moins un porche et peut-être une tour. Elle fut remaniée au XIe siècle à la suite d’un incendie.
Au-dessus de la grande fenêtre, trois personnages sculptés attirent l’attention. Ils proviennent d’un bâtiment plus ancien et ont été réemployés dans la maçonnerie.
Trois travées conservées sur neuf
Dans sa plus grande extension, la nef de l’ancienne cathédrale comptait neuf travées. L’édifice visible aujourd’hui n’en conserve plus que trois.
Ses volumes simples, ses grandes arcades et la sobriété de ses murs contrastent fortement avec l’immense élévation gothique de la cathédrale Saint-Pierre qui s’élève juste derrière elle.
Les céramiques du Beauvaisis
Le XIXe siècle fut une période florissante pour la céramique dans le Beauvaisis. La Basse-Œuvre en conserve un exemple réalisé par Charles Lévêque en 1884.
La composition représente la remise du rosaire à saint Dominique et s’inscrit dans un décor architectural peint particulièrement riche.
L’espace d’accès à Saint-Pierre
Le passage vers la cathédrale gothique conserve les vestiges de trois autres travées de l’ancienne nef. Leurs arcs ont été renforcés pour supporter la masse du mur occidental de Saint-Pierre.
Un puissant contrefort du XVIe siècle clôt cette partie de l’édifice. Comme son pendant extérieur, il s’élève bien au-dessus de la toiture de la Basse-Œuvre.
Les fouilles et l’ancien pavage
Les recherches archéologiques ont permis de mieux comprendre les dimensions de l’ancienne cathédrale et les différentes étapes de son histoire.
Les fouilles
Les campagnes les plus importantes furent conduites par Émile Chani. Elles n’ont toutefois pas atteint l’abside de l’ancien chœur, détruit lors de la mise en chantier de la Haute-Œuvre.
Le pavage d’origine
Plusieurs parties du sol ancien ont pu être dégagées. Ce pavage se trouve environ 1,85 mètre plus bas que le niveau actuel.
Un monument préservé par hasard
L’inachèvement de la cathédrale gothique a permis de conserver une partie de l’édifice antérieur.
Un contraste architectural
La sobriété de la Basse-Œuvre dialogue directement avec la verticalité exceptionnelle de Saint-Pierre.
Un site archéologique majeur
Les vestiges souterrains renseignent sur plusieurs édifices et sur l’évolution du groupe cathédral.
Découvrez le groupe cathédral de Beauvais
La Basse-Œuvre et la cathédrale Saint-Pierre forment un ensemble architectural exceptionnel, réunissant près de mille ans d’histoire sur un même site.
